SOCIAL – C’est le moment – Journée de solidarité, ponts du mois de mai : comment faire ?

Actualité Social du 19 avril 2018

Entre le 1er et 8 mai, le pont de l’ascension, le lundi de Pentecôte et les congés à solder, le mois de mai fait l’effet d’un vrai casse-tête pour les employeurs. Mais il est encore temps d’anticiper afin de mieux appréhender cette période difficile.

Connaître les prises de congés le plus tôt possible

Plus les prises de congés seront connues à l’avance, plus l’entreprise pourra s’organiser le moment venu. Le mieux est de s’organiser en amont et garder un œil vigilant afin de pouvoir répondre aux demandes des salariés qui souhaitent prendre leurs congés sur cette période, afin que le fonctionnement de l’entreprise n’en souffre pas. Lorsque plusieurs personnes souhaitent poser leurs congés en même temps, chacun avec de bonnes raisons, une médiation peut s’avérer nécessaire. Le 31 mai marque, pour une majorité d’entreprises, la fin de la période de prise des congés payés acquis l’année précédente.

Attention à ce que vos salariés ne soldent pas leurs droits la dernière semaine !

Aménager le travail avec ceux qui restent

Poursuivre l’activité de l’entreprise quand beaucoup sont en congés, cela suppose une organisation en amont entre ceux partant en vacances et ceux restant travailler. En effet, il faut assurer et continuer l’activité de l’entreprise autant que possible.

Récupérer des jours de pont

Les modalités de la récupération des heures perdues sont prévues par accord collectif d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, par convention ou par un accord de branche. En l’absence d’accord collectif, l’employeur peut tout de même décider que les heures perdues seront récupérées en respectant les règles fixées par décret.

Attention, l’employeur ne peut pas, sauf disposition conventionnelle particulière, imputer un jour de pont sur les jours de congés payés annuels du salarié.

Petits rappels

• Il est rappelé qu’il est interdit de faire travailler les jeunes âgés de moins de 18 ans ainsi que les apprentis un jour férié, sauf dispositions particulières (convention, accord collectif…).

• Le 1er mai est en principe chômé pour tous les salariés.

• Les heures de travail perdues du fait du chômage des jours fériés ne peuvent pas donner lieu à récupération.

• Le lundi de Pentecôte n’est plus la journée de solidarité par défaut.